Lorsque toutes les conditions
prévues au chapitre I ci-dessus, sont réunies,
(au même endroit et en même temps si possible,
c’est important), le vol peut avoir lieu, si la météo
est favorable, à savoir : temps sec, vent météorologique
ou brise de 15 à 25 km/h, arrivant face à la
pente.
On aura également vérifié auprès
des Services Météo ( qui ne se trompent jamais
) qu’il n’y a aucune annonce de coup de vent soudain.
Installation : la prévol
le parapente ayant été
préalablement étalé au sol, face à
la pente, suspentes et élévateurs préparés
soigneusement, le pilote se positionne soit face à
sa voile, soit, tournant le dos à celle-ci.
Concentration avant gonflage
Stabilisation : Temporisation et vérification
du gonflage de la voile avant la course d'élan
Gonflage
d’un coup de main habile et
mesuré, et en faisant si nécessaire quelques pas
vers la pente, le pilote soulève sa voile, qui se gonfle
par effet d’écopage, et monte au-dessus de lui,
comme par magie ; le pilote est souriant.
Stabilisation
le pilote stabilise sa voile au dessus
de lui, au moyen des commandes, et si nécessaire, en
faisant quelques entrechats pour se repositionner sous la voile
si celle-ci fait des caprices ; la bête doit sentir qui
est le maître, mais toujours « en douceur ».
Ah, c’est beau, elle est là.
Course d'élan
Une fois le decollage assuré
et loin de tout obstacle, le pilote s'amuse... Renversant
!
la course de décollage
Il s’agit ici d’un
grand moment du parapente, hé oui, où l’on
distingue, d’un coup d’œil, les débutants
des vrais hommes volants.
Il faut avouer que cette phase est très aléatoire
et c’est ce qui fait tout son charme, du moins pour
ceux qui regardent.
Si le vent est suffisamment fort, à partir de 18 à
20 km/h, il n’y a même pas de course.
Le pilote monte sur place, parfois à la verticale et
peut effectuer ainsi un gain d’altitude de plusieurs
dizaines de mètres voire, bien davantage, s’il
existe au-dessus du déco des ascendances thermiques
exploitables.
En revanche, si le vent est faible, le pilote doit courir,
jusqu’à 20 km/h environ en cas de vent nul, tout
en maintenant la voile au-dessus de lui grâce à
une action subtile sur les commandes que l’on appelle
aussi les freins, et qui sont reliées au bord de fuite
de l’aile.
A noter que la pression du pilote sur les freins doit se relâcher
au fur et à mesure que sa vitesse au sol augmente.
C’est vu ?
C’est évident ? of course : il faut généralement
3 mois de pratique régulière à un élève
moyen pour apprendre à courir proprement. L’élégance
et le sourire viendront beaucoup plus tard. Mais vous n’êtes pas un élève
moyen !
le décollage
Comme indiqué à l’article
précédent, si le vent est supérieur à
18-20 km/h, vous vous retrouverez en l’air, sans même
avoir couru et sans vous en être rendu compte.
Mais si le vent est faible, voire nul, et lorsque au bout de
votre course, vous arrivez au bord de la falaise, ou encore,
lorsque vous estimez votre vitesse suffisante, vous pesez alors,
de tout votre poids dans la sellette de manière très
volontaire et, en principe, ça doit voler.
Les petites annonces gratuites du parapente et du vol libre
le vol
Durant le vol proprement dit, vous
pouvez alors effectuer :
Soit du soaring – prononcer sôring
– ce qui est une ballade aller-retour, aller-retour…,
le long d’une ligne de pente (falaise par exemple),
à une altitude qui varie selon la force du vent,
les performances de votre voile et vos qualités de
pilote.
Soit du « thermique » qui
consiste à se laisser hisser dans des ascendances
chaudes qui peuvent vous propulser à plusieurs mètres/seconde
jusqu’à des altitudes impressionnantes –
quelques centaines de mètres ou plus – et vous
permettre de partir « en cross », à l’aventure,
en exploitant les thermiques et autres « pompes »,
notamment celles qui sont aimablement proposées par
certains nuages (dans l’immédiat, évitez
les cumulo-nimbus ; même les AIRBUS A 300 n’aiment
pas).
Soit,
si vous débutez, ou s’il n’y a pas de
vent, des « ploufs » qui consistent
à partir d’un point haut (le haut de la colline
ou de la montagne) et à voler gentiment jusqu’en
bas où un atterro paisible, soigneusement reconnu
à l’avance, vous attend
Soaring en bord de mer
Vol thermique ... même en hiver
!
L'atterrissage
L’atterrissage (atterro)
se fait, naturellement, face au vent, en augmentant d’abord
sa vitesse, puis, en exerçant une traction, toujours
aussi habile et mesurée sur les freins, afin de réduire
votre vitesse et votre taux de chute ; vous vous poserez comme
une fleur.
Phase d'approche : En parapente on
se présente toujours face au vent...
L'atterro... On
se pose,
sans oublier de sortir de sa sellette !
Voilà, vous savez tout,
ou presque, sur ce sport hors du commun qui vous remplit d’allégresse,
et qui, en plus, est bon pour la ligne.
Si cela
vous fait rêver, osez, et à bientôt, sur
les pentes.