Chaque année, notre ami Gérard Fritz, président de l'AE-COPSD et membre émérite de la FNCV, organise une marche commando de montagne.
Cinq membres de la FNCV ont eu le privilège de participer à la Gebirgsmarsch du 23 au 24 octobre 2009, qui s'est déroulée dans le WestAllgaü, à proximité du lac de Constance, sur les premiers contreforts des Alpes allemandes, non loin de la frontière autrichienne. L'Allgaü est un territoire situé aux confins de la Bavière et du Bade-Würtemberg. Notre compagnon de la FNCV JC Damaisin d'Arès, vice-président de l'AE-COPSD était lui aussi présent.
Samedi 23 octobre
L'annonce météo étant défavorable, le nombre de participants allemands, français, belges et luxembourgeois se trouve plus réduit que prévu. Les crêtes étant couvertes d'une couche de neige assez épaisse, notre programme, par prudence, a été modifié en conséquence. Nous étant tous sérieusement entraînés depuis plusieurs semaines, nous commençons notre parcours d'un pas alerte, à partir de la gare du téléphérique à la cote 920.
Les préparatifs et le briefing
Treillis militaire, rangers, coiffe de tradition.
Sac à dos chargé de 10 à 12 kg.
Chaussettes et T-shirts de rechange
Pharmacie de secours et provisions de bouche.
Après un cheminement bucolique, dans les prés, les forêts, au bord des ruisseaux, cascades et torrents, nous arrivons sans encombre au chalet de Mittelberg, à la cote 1500 au début de l'après-midi, très en avance sur l'horaire prévu.
Le chalet de Mittelberg
Un déjeuner frugal, agrémenté d'un schlouck de schnaps et de französische delikatessen apportés par le prévoyant Lucky Delacour nous ayant revigorés, nous décidons de nous offrir un supplément, et de rejoindre la crête à la cote 1850. Une partie du parcours est effectuée dans la neige. A l'arrivée, nous découvrons un panorama réellement magnifique, avec au nord, la plaine du Würtemberg et au sud, le massif alpin, dans toute sa majesté. Nous découvrons Oberstaufen et Immenstatt à nos pieds au fond de la vallée.
Le point culminant...
Les cîmes
Après nous être remplis les yeux de ce spectacle grandiose et vivifiant, nous redescendons en fin d'après-midi, au pas de gymnastique, s'il vous plaît, jusqu'au chalet de montagne où nous attendent la douche et une pause, suivis d'un savoureux dîner et une soirée "bei uns", d'autant plus animés que nous partageons le chalet avec un joyeux club de boulistes de la région. L'ineffable Lucky, qui possède hé oui, trente mots de langue germanique, accomplit l'exploit de faire presque à lui seul, la conversation durant toute la soirée.
Le lendemain dimanche, redescente en fond de vallée, déjeuner à la caserne, visite du musée des chasseurs, et enfin, remise des diplômes et des edelweiss. Ce fut notre récompense pour avoir parcouru entre 25 à 30 km en montagne, accompli une ascension globale de près de 1500 m à bonne allure, et dépensé beaucoup de sueur sous le poids de nos sacs à dos.
Remise des diplômes et des Edelweiss
Mais la vraie récompense est dans les coeurs : nous avons reçu de nos amis allemands un accueil qui nous a beaucoup touchés et vécu avec eux des moments de vraie camaraderie dans l'effort partagé. Tout cela nous a donné l'envie de participer à nouveau à cette sympathique épreuve l'an prochain.
Retour à la caserne des chasseurs
Ainsi, l'inquiétude que nous ressentons parfois devant le risque de désintégration de notre identité nationale, accablée par le fardeau sans cesse grandissant de certains prétendus "nouveaux Européens" qui n'acceptent pas nos valeurs et nos traditions séculaires et viennent les critiquer, voire les combattre jusque sur notre propre sol, s'en est trouvée un moment apaisée.
Merci encore à ces militaires d'active et réservistes de la Bundeswehr (Allied armies), en particulier Klaus et ses Gebirgsjäger, et aussi à Gérard , pour leur sens de l'organisation et leur efficacité. Ils ont permis la réussite de cette "Internationalen Bergmarsch", un évènement qui contribue à faire de l'Union Européenne, une heureuse réalité.