Au tout début de la guerre d’Indochine, la 9ème division d’infanterie coloniale bénéficie du soutien des premiers L4. Mais rapidement la cohabitation armée de terre – armée de l’air devient difficile.
Après bien des avatars, le ministre de la Défense décide la création d’une « aviation d’artillerie de l’armée de terre » Le 3 mars 1952, un décret précise que l'aviation légère d'observation d'artillerie de métropole, d'Allemagne et d'Afrique du Nord, sera mise en oeuvre par les personnels de l'armée de terre. La relève du personnel de l'armée de l'air, pilotes et mécaniciens, sera achevée avant le 1er mars 1954. Les représentants de l'armée de l'air ont veillé à ce que l'artillerie soit la seule utilisatrice le l'aviation d'artillerie.
Le 1er août 1953, le général Lejay prend le commandement de l'aviation légère d'observation d'artillerie. Le CPOA prend l'appellation d'école de spécialisation de l'ALOA. En Indochine, on constate que la part des missions consacrées aux réglages de tirs d'artillerie ne représente que 2%. Les missions de reconnaissance sont majoritaires car l'armée de l'air ne peut répondre à la demande de moyens. Pour accomplir ces missions, les Cessna L 19 viennent remplacer les vétustes Morane 500.
Cessna L19 Bird Dog de l'ALAT
L'arrivée des hélicoptères
Les deux premiers hélicoptères militaires français, des Hiller UH-12A, sont acquis au début de l’année 1950, par le Service de santé des armées. Servis par des pilotes de l'armée de l'air, dont le capitaine Valérie André, ces appareils sont peu à peu renforcés par des S-51, des S-55 et des Hiller H-23. Les pilotes sont formés, à partir de janvier 1953, par les sociétés Fenwick (Bell europe) et Hélicop air à Issy les Moulineaux. La transformation sur hélicoptère moyen H-19 est faite par la SNCASE à Toussus le Noble. Peu à peu, des militaires de toutes armes sont admis en stage.
Lorsque le conflit indochinois cesse, ont peut noter que plus de 11.000 blessés ont été évacués grâce aux hélicoptères. Mais entre l’armée de l’air et l’aviation légère, le désaccord subsiste…